Les Stoïciens

Les Stoïciens (III° AJV au II° aprés JC)

Sénèque, Epictète, Marc-Aurèle
L’histoire des stoïciens se déroule sur cinq siècles. Nous ne connaissons les anciens stoïciens, les pères de la doctrine que par des fragments de leurs ouvrages. En 1903, Hans Von Arnim, un érudit a décidé de réunir tous ces fragments grecs et latins.
Au III° siècle avant JC Zénon de Citium fondateur de la doctrine ouvrit l’école du Portique dite l’école stoïcienne (stoa veut dire en grec portique).
C’est au II° siècle avant notre ère que deux philosophes introduisirent le stoïcisme à Rome.
A l’époque impériale de Rome quatre ans avant notre ère, avec le stoïcisme tardif , Sénèque qui avait pour élève Néron et qui était prés à tout pour le garder jusqu'à démentir par son comportement sa doctrine. Epictéte esclave philosophe qui résuma la sagesse stoïcienne par « supporte et abstiens toi ». Enfin Marc-Aurèle empereur romain contraint de consacrer sa vie à la guerre avec les barbares puisa dans la philosophie des consolations héroïques.

La doctrine stoïcienne comprend une physique, une logique et une morale. Diogéne Laërce donne l’image suivante : c’est comme un champ fertile dont la clôture est la logique, la bonne terre la physique et le fruit la morale.
Le stoïcisme prêche que tout ce qui arrive est déterminé par la raison souveraine (le logos). La nature est fondamentalement bonne, c’est la vie universelle, c’est Dieu lui-même. Le monde entier est un immense être dont les individus sont les organes et dieu l’âme. L’homme n’est qu’un organe de cet immense organisme. Il est donc naturel que l’homme se soumette au destin. C’est un destin providence, l’expression de la rationalité du cours du monde. Le mal n’existe qu’en vue du bien. Le stoïcien refuse de considérer comme mal la douleur qui le frappe. On peut considérer le stoïcisme comme un panthéisme (pan veut dire tout et theos Dieu) naturaliste.
Leur logique est basé sur une logique de relation dans le temps, si il fait, jour, il fait clair ou parce qu’il fait jour, il fait clair.
Leur morale, leur bonheur est basé sur une attitude de la volonté : je suis heureux quand je ne désire pas que les choses soient autres que ce qu’elles sont. La morale stoïcienne n’est pas révolutionnaire, la volonté de l’homme change la vie pour la rendre plus humaine, non elle est toute sagesse et acceptation. Le salut est l’acquiescement et la volonté décide de vouloir le monde comme il est. Comme l’athlète qui accepte la souffrance au cours de son effort , le stoïcien accepte avec le sourire toutes les épreuves.
Cette acceptation de la nécessité est une morale de la liberté. Il faut distinguer les choses qui dépendent de moi et celle qui ne dépendent pas de moi. La santé, la fortune, les revers ne dépendent pas de moi en revanche mes jugements, mes passions dépendent de moi. L’importance des choses ne dépendants que de moi c’est-à-dire de mon opinion sur ces choses, si je maîtrise mes opinions, je maîtrise l’univers.