Les Epicuriens

Les Epicuriens (III° AJV au début de notre ère)

L’épicurisme s’opposent au stoïcisme, pourtant ils ont la même intention : rendre l’homme heureux, lui procuré un état purifié de toute angoisse (l’ataraxie).
Epicure propose une vision du monde propre à éliminer cette angoisse. Pour lui la religion est source d’angoisse, d’inquiétude (les enfers, le mal, la mort, la colère de Zeus..). Il veut avec la science dissipé cette angoisse religieuse et rendre les hommes plus tranquille. Pour Epicure les phénomènes naturels s’expliquent par des causes matériels, aucunes intentions surnaturel n’agis dans le monde. L’éclipse du soleil n’est pas une menace divine, c’est un phénomène analogue à celui qui se produit lorsque, entre le feu et nous, s’interpose quelques obstacles. La peste n’est pas un châtiment divin.
Pour Epicure comme pour Démocrite rien ne vient du non-être toute création à partir de rien est impossible. De même tout se transforme et rien ne retourne au néant. L’univers qui se transforme sans cesse est éternel en ces éléments (les atomes).
Cet atomisme élimine la croyance en un Dieu créateur puisque les atomes sont éternels. Il élimine aussi un Dieu qui intervient dans le monde puisque tout se transforme à partir de ces éléments simples. L’âme est aussi composée d’atome, elle est matérielle, elle est inséparable du corps et meurt avec lui.
Pour éviter de nous donner un vision du monde strictement scientifique, avec un invincible destin (cela pourrait aussi être une source d’angoisse). Epicure et Lucrèce démontre l’existence du hasard et de la liberté. Pour eux les atomes sont capables de déviations capricieuses. Il peut se produire des exceptions à la grande loi de la chute des atomes.
La morale d’Epicure et des épicuriens à souvent été mal comprise, on fait souvent un grave contresens. Certes le plaisir est le but de la vie, mais il ne s’agit pas du plaisir des débauchés ; c’est le plaisir en repos, l’absence de douleur. Il faut fuir toutes les occasions de douleurs, non pas par des plaisirs artificiels (luxe, vanité) mais des plaisirs naturels, comme boire quand on a soif, ou manger. Le sage épicuriens se contentera d’un strict minimum, un peu d’eau, du pain…