Kant: sa vie

Kant (1724-1804):

Kant est né à Königsberg (Prusse orientale) en 1724, dans une famille très modeste. Il restera dans sa ville natale toute sa vie. Sa vie est austère et régulière comme une horloge. Il est levé tous les jours à cinq heures du matin et se couche tous les soirs à dix heures. On raconte qui l’a dérogé seulement deux fois à cette régularité, pour la publication du contrat social de Rousseau en 1762 et à l’annonce de la victoire Française à Valmy en 1792.


Kant a subi deux influences contradictoires, celle du piétisme (protestantisme Luthérien à tendance mystique et pessimiste), c’était la religion de sa mère et de quelques uns de ses maîtres et celle du rationalisme celui de Leibniz et des Lumières.Quant à Rousseau, il l’a sensibilisé sur la puissance tout intérieur de la conscience morale.


Il suit des études de théologie et de philosophie, il devient précepteur en 1746, et s'introduit ainsi dans la bonne société de sa ville. Le penseur austère se double d'un homme raffiné dont l'esprit est apprécié dans les salons. En 1755, il devient privat dozent et entame 40 années d'enseignement. Il donne des cours de science, logique, métaphysique, théologie, anthropologie, pédagogie. En même temps, il développe sa recherche personnelle jusqu'à la publication tardive de ses grandes œuvres : en 1781, alors qu'il a presque 60 ans, paraît la Critique de la raison pure ; en 1788, la Critique de la raison pratique ; enfin, en 1790, la Critique de la faculté de juger.

Vers la fin de sa vie, Kant s'attache surtout à des questions religieuses, et s'efforce d'achever sa philosophie de la nature. Cette vie sereine, vouée au travail et agrémentée d'amitiés intellectuelles, s'achève en 1804, sur ces derniers mots : " es ist gut ", " c'est bien