La Perception

Quelques Définitions:

Etymologie de percevoir: origine latine : percipere (saisir par les sens)
Etymologie de perception: origine latine: perceptio (action de recevoir)

Définition générale : Prise de connaissance, sensation, intuition, on peut aller un peu plus loin en approfondissant cette definition avec :opération de l'intelligence, representation intellectuelle (idée, image).

Définition générale philosophique : Fait de subir une action et d'y reagir de maniére adaptée. Il est interressant de distinguer perception et sensation, cette distinction alla jusqu'a l' oposition de ces deux termes au XVIII° siécle.
Pour john Locke (1632-1704), la perception c'est la premiére idée simple, obtenue par reflexion. Une idée simple peut être la lumiére, il y a des idée simple commune comme la lumiére, et des idées diverses qui peuvent variées suivant les conditions initiales de vie (john Locke ne donne pas d'exemple dans son ouvrage sur l'entendement et en particulier sur son chapitre consacré à la perception).
En fin pour John Locke la perception est la premiére étape vers la connaissance, l'entrée de tout son matériau.

Quelques citations:

"Une perception claire et distincte " (Descartes).

"Nos sensations sont purement passives au lieu que toutes nos perceptions ou idées naissent d'un principe actif qui juge " (Rousseau).

"Dans la perception un savoir se forme lentement " (Sartre).

"J'appelle perception, l'impression qui se produit en nous à la presence des objets" (Condillac).

Quelques textes :

D'ARISTOTE (384-322 av. J.-C.) : Texte Perception Aristote

Métaphysique:Pour s'assurer de cette vérité que tout ce qui nous apparaît n'est pas vrai....

De Emmanuel KANT (1724-1804) : Texte Perception Kant

Anthropologie d'un point de vue pragmatique, in: Œuvre complètes III, Traduction Pierre Jalabert, Paris, Gallimard, 1986 (Bibliothèque de la Pléiade) :Les sens ne trompent pas. .....

De Friedrich Nietzsche (1844-1900): Texte Perception Nietzsche

Aurore, § 117, Traduction J. HERVIER, Paris, Gallimard: Mon œil, qu'il soit perçant ou faible...

D'Alain (1868-1951) : Texte Perception Alain

Les Passions et la Sagesse, Pléiade, p. 1076:On soutient communément que c'est le toucher qui nous instruit ......

De Maurice MERLEAU-PONTY (1908-1961) : Texte Perception Merleau-Ponty

Sens et non-sens, Genève, Nagel, 1965 (Pensées) : Même la perception du mouvement....

 

Synthése:

Le mot perception convient quelque soit le sens utilisé pour aller à la rencontre des objets, du monde qui nous entoure. L’attention que pose la perception peut s’orienter soit vers l’objet, la concordance que donneront toutes ces perceptions, la vérité objective ou au contraire opérer un retour réflexif sur le sujet, les évènements qui se produisent en lui, la subjectivité.

Dans le cas de l’objectivité la perception est confrontée à la science. La perception est alors considérée comme une forme authentique de savoir : « bien percevoir c’est déjà bien penser ». Dans le cas de la subjectivité, la perception est simplement un jeu entre notre réflexion et notre conscience (le sujet). L’objet perçu est réduit à phénomène interprété.

Cette dichotomie ne tient pas compte de notre corps sorte de médiateur entre moi et le monde. Ce corps qui n’est ni l’objet perçu, ni la conscience ou le sujet. Il traite les informations issu de l’objet perçu. Il intègre des données d’origine variée (souvenirs).

La sensation fut longtemps considérer comme un véritable atome psychologique. On cherchait alors comment les sensations se combinaient pour donner une perception. D’autres au contraire pensaient que la sensation était déjà une abstraction. Elle n’était pas une donnée immédiate.

La réalité du monde à travers mes perceptions posent quelques problèmes, mais que je me trompe sur tel objet, il n’empêche que le monde est là. Les sources de cette interrogation, le monde perçu existe-t-il ? sont métaphysiques et religieuses.

Il semble plus juste de se demander non pas si ces objets de la perception existent mais quel est leur genre d'existence, et que cette existence est relative (dans le sens de relation). L'une de ces relation est d'apparaître c'est ce que Kant appelle le phénomène. Pour Hursel le monde c'est"la somme des objets d'une expérience possible". C'est donc à la fois fini et incomplet. De plus notre conscience est "entrelacée avec le monde". Cela ne veut pas dire que les choses du monde soient inhérentes à la conscience, mais elle lui font face.

Je suis dans le monde, je m’y situe par mon corps. Je peux croire un instant que je suis au centre du monde, c’est une illusion que l’on peut prêter à un esprit enfantin. Il n’y a pas de centre absolu, l’humanité à mis du temps à comprendre que son support naturel n’était pas au centre d’un monde fini.
Si l’on peut douter de la réalité du monde perçu, c’est parce que l’on cherche en lui ce qu’aucune perception ne peut donner. On peut discuter de la réalité du monde sensible, si l’on donne un sens infini au mot réalité.